Bien au chaud à la mission catho je me lance dans une petite visite de la ville avant d'aller rapporter le paquet de Rune le Viking à son amie Line. Sans carte je descend le bld principal vers le centre ville. J'en profite pour voir les différents magasins et banques aux alentours. Mise à part quelques mendiants, la plupart étant des enfants, les « Papa !», « Master », « Patron »,« Jésus », « Juda », « Moïse » et autres « Oussama » pour m'interpeller, pas de soucis particuliers. Il est 13h je craque pour un Kebab! Quel kebab, voiturier, portier etc... la carte est sympathique, je me contenterai d'un sandwich à 3$. Le chef me rend la monnaie en Franc Congolais, ça m'arrange je connaissais pas le taux de change et ici, en fonction de ce que tu achètes il faut des FC ou des dollars, me voilà un peu plus fondu dans la masse. Je continue mon cheminement le long du boulevard jusqu'à trouver un endroit suffisamment fréquenté pour indiquer ma position à Line que je dois rejoindre. Le City Check-in de Brussel's Airline passé je lui passe un coup de fil, elle ne répond pas, je range mon phone, une voiture s'arrête à mon niveau. « Bonjour, contrôle de police, vous êtes touriste? » « Passeport svp », ayant laissé mon passeport dans ma chambre je lui présente ma carte d'identité. « Ca ne va pas, il fallait faire une photocopie, où logez vous? » ... « Montez nous allons le chercher ». J'entre à l'arrière un peu coincé entre les 2 policiers se trouvant à l'arrière, la voiture démarre, et c'est parti pour une fouille « en règle », ils disent chercher de la drogue, me demande si j'ai une arme, de l'argent, me disent qu'ils m'ont arrêté parce que j'avais pris une photo, j'étais suspect, espionnage etc... J'avais effectivement essayé de prendre une pub sur un bâtiment... ils sont plutôt agités, je reste polis et calme, mais je me fais bousculer lorsque je tente de maîtriser la fouille multiple dans la voiture. Ne pouvant porter mon attention partout, je me rend compte que je suis complètement pommé par rapport à ma position, incapable de dire si nous allons vraiment dans la direction de la mission catholique. Ils insistent sur la drogue...bredouilles, ils me rendent mes affaires, je vérifie, il manque 20$ dans mon portefeuille, je demande au fouilleur se trouvant à l'avant de me les rendre. Il s'énerve un peu plus, celui à ma gauche aussi, on s'arrête dans une rue déserte, le policier à ma droite ayant déjà insisté pour me laisser partir au par avant, entre-ouvre la portière. Je demande alors au policier de devant de me montrer sa carte de police, n'ayant pas eu le temps de bien l'identifier à prime-abord. La tension monte d'un cran... le désormais très hypothétique « policier » refuse de me la montrer, « si c'est comme ça on va au bureau », la portière se ferme, et c'est reparti, le policier de devant commence à prétexter des propos racistes, accablant les blancs de laisser tomber l'Afrique etc... Je ne change pas de ton, j'invoque mon droit à connaître la personne qui m'arrête... mais au fond jcommence à me dire que ça sent pas bon tout ça. Le gars devant sort à nouveau son gun mai l'arme cette fois-ci, jfais comme si de rien était, le gars de ma droite commence à monter en température, il me donne un coup de coude et dit qu'il vont me tabasser, tout le monde s'énerve, « prennez lui tout » lance le gars de devant, les 2 autours de moi s'empressent de me faire les poches, je les calme et leur dit que je vais le faire moi même, je leur donne mon portefeuille, appareil photo et téléphone. J'essaye de calmer le jeu, disant qu'il y a un malentendu, que je pensais qu'on allait à mon hôtel, que je me suis peut-être trompé avec mes 20$ et commence à faire des excuses... ils me rendent tout, même les quelques 4$ et les Francs Congolais et me laissent partir. Soulagé mais un peu chamboulé, je suis heureux d'être en vie et entier mais je reste incertains de leur véritables identités comme je n'étais pas totalement sur d'avoir un billet de 20$ dans mon portefeuille et qu'ils m'ont tout rendu!
Bienvenu à Kinshasa, RDC, les pays se suivent, se ressemblent mais chacun à ses propres charmes. Une bonne leçon, « sans frais »... ça calme quand même.
Un coup de fil à Line pour avoir les indications pour la rejoindre, j'interpelle le premier passant pour qu'il m'indique mon chemin et pour évacuer tout de suite quelques bribes de ce mauvais passage. Il m'accompagne un bout et m'appelle un taxi. Pause autour d'un verre chez Line pour cette fois tout raconter en détails, elle vie depuis 3 ans en RDC et me dit que c'est un coup classique mais reste dubitative devant le fait qu'ils m'aient tout rendu.
Retour à la mission je vérifie mon cash, c'est certains, ils m'ont bien volé 20$, ripous ou voyous on s'en fout l'aventure continue.
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